Comment garantir un avenir durable au secteur de l'élevage de l'UE, compte tenu de la nécessité d'assurer la sécurité alimentaire et la résilience des agriculteurs, ainsi que des défis posés par les maladies animales ?
Ce rapport sur l’avenir de l’élevage européen intervient dans un contexte de crise agricole, marqué par la baisse des revenus des éleveurs, la concurrence internationale, les maladies animales et les défis environnementaux liés au modèle agricole actuel. Il doit contribuer à la future stratégie européenne pour l’élevage prévue en 2026.
Le texte marque un manque d’ambition face aux défis environnementaux et sociaux du secteur. Il ne remet pas en cause le modèle d’élevage intensif malgré son impact sur les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l’eau, la dégradation des sols et la perte de biodiversité. Au contraire, il défend une logique de simplification et de réduction des normes environnementales.
Le rapport soutient également l’assouplissement de la directive Nitrates afin de faciliter l’utilisation d’engrais RENURE, malgré les risques pour la qualité de l’eau. Il accorde une place importante aux solutions technologiques et génétiques, sans proposer de véritable transition vers des modèles agricoles plus durables.
Enfin, il attaque les ONG environnementales, accusées de mener un lobbying idéologique, et ne contient aucune stratégie ambitieuse en faveur de l’agriculture biologique, la relocalisation alimentaire et la réduction de la dépendance européenne aux importations de protéines végétales.
J’ai donc voté contre.